Les arbres à noix pour le Québec

Les arbres à noix pour le Québec

Matthieu Cerri

Les arbres à noix à planter au Québec, classées par zone de rusticité

Saviez-vous qu'on peut cultiver près d'une vingtaine d'espèces d'arbres à noix au Québec, du noisetier à long bec qui pousse jusqu'en zone 2 jusqu'au pacanier, limité aux régions les plus chaudes de la province ? Les zones de rusticité mentionnées ici sont celles où ces espèces poussent bien, mais plusieurs essais sont en cours à travers la province pour trouver des arbres capables de repousser ces limites.

Leur culture commerciale existe depuis plusieurs années, mais certaines de ces espèces sont utilisées depuis des millénaires par les peuples autochtones du Québec, et certaines espèces non indigènes, comme le noyer noir, sont plantées ici depuis plusieurs centaines d'années.

Bien que la plupart de ces arbres prennent longtemps avant de produire leurs noix, il ne faut pas non plus les négliger : une fois bien implantés, ils peuvent produire pour les générations à venir.

Dans la province, nous avons plusieurs arbres et arbustes à noix indigènes, dont le noisetier à long bec, le noisetier américain, le noyer cendré, le chêne à gros fruits, le chêne bicolore et les caryers. D'autres, comme le noyer noir, se sont naturalisés dans certains coins du sud du Québec. Dans la région autour de Frelighsburg, on peut retrouver beaucoup de noyers noirs, qui font maintenant presque partie de l'écosystème local.

Voici une présentation de la plupart des arbres et arbustes à noix qu'on peut planter au Québec, classés par zone de rusticité. Découvrez notre collection d'arbres à noix ici.


Tableau récapitulatif

Espèce Zone Taille à maturité Première récolte Indigène
Noisetier à long bec 2 2-4 m ~5 ans Oui
Chêne à gros fruit 3 15-20 m 20 ans et plus Oui
Pin de Corée 3 30 m 15-20 ans Non
Noisetier d'Amérique 4 2-4 m ~5 ans Oui
Noyer cendré 3 12-18 m ~5 ans Oui
Noisetier hybride 4 3-5 m 4-5 ans Hybride
Noyer noir 4 30 m ~12 ans Non
Noyer Buartnut 4 20-30 m ~5 ans Hybride
Caryer cordiforme 4 20 m non comestible Oui
Caryer ovale 4 25 m+ ~10 ans Oui
Châtaignier d'Amérique 4 30 m 8-10 ans Non
Hêtre à grandes feuilles 4 15-20 m plusieurs décennies Oui
Chêne bicolore 4 16 m 20 ans et plus Oui
Noyer commun 5 15-30 m 5-15 ans Non
Hican 5 20-25 m ~10 ans Hybride
Caryer lacinié 5 25 m ~10 ans Oui
Pacanier du Nord 5 20-30 m ~10 ans Non
Châtaignier hybride 5 12-18 m 8-10 ans Hybride


Zone 2

Noisetier à long bec (coudrier) — Corylus cornuta

  • Taille à maturité : 2 à 4 m (≈ 6,5 à 13 pi)
  • Espacement : 2 m (≈ 6,5 pi)
  • Sol : tolère une grande variété de sols, bien d
  • rainé
  • Première récolte : environ 5 ans
  • Exposition : tolère l'ombre, mais produit davantage au soleil

Le noisetier à long bec est un arbuste indigène multi-tiges extrêmement rustique, tolérant à l'ombre et plus résistant aux maladies que l'aveline ou le noisetier hybride. Noisettes de petite taille mais savoureuses. L'espèce de noix la plus rustique disponible au Québec. Attention lors de la récolte à son involucre couvert de poils urticants!

photo d'un pin de corée et de ses pignons


Zone 3


Pin de CoréePinus koraiensis

  • Taille à maturité : jusqu'à 30 m
  • Espacement : 8 m
  • Sol : bien drainé, sablonneux, acide, tolère même les sols pauvres
  • Première récolte : 15 à 20 ans
  • Exposition : plein soleil

Le pin de Corée est un conifère originaire d'Asie produisant des pignons comestibles, une des rares options de noix de conifères adaptées à notre climat. Croissance lente les cinq premières années, puis nettement accélérée par la suite. Il est possible de le greffer sur le pin blanc (Pinus strobus) pour accélérer sa mise à fruit. Bonne valeur ornementale. Il existe un pin de Corée d'une centaine d'années dans la municipalité d'Abbotsford !


Noyer cendré — Juglans cinerea

  • Taille à maturité : 12 à 18 m (≈ 39 à 59 pi)
  • Espacement : 12 m (≈ 39 pi)
  • Sol : riche et humide
  • Première récolte : environ 5 ans
  • Exposition : plein soleil, n'apprécie aucunement l'ombre

Un des rares arbres à noix vraiment indigènes du Québec, mais malheureusement en déclin sévère à cause du chancre du noyer cendré, une maladie qui a infecté la quasi-totalité des arbres canadiens. Sa noix au goût de beurre est très appréciée, d'où son nom anglais, butternut. Bonne nouvelle : certains arbres se montrent naturellement plus résistants au chancre que d'autres, ce qui laisse un peu d'espoir pour l'avenir de l'espèce.


Chêne à gros fruitQuercus macrocarpa

  • Taille à maturité : 15 à 20 m (≈ 49 à 66 pi)
  • Espacement : 10 m (≈ 33 pi)
  • Sol : s'adapte à presque tous les sols, très tolérant à la sécheresse
  • Première récolte : 20 ans et plus, comme la plupart des chênes
  • Exposition : plein soleil

Un majestueux arbre indigène qu'on retrouve dans le sud-ouest du Québec. Produit les plus gros glands parmi tous les chênes, et parmi les plus doux aussi. Ses glands sont comestibles après une préparation minimale (lessivage) afin de réduire l'amertume. C'est un arbre à croissance lente, mais d'une très grande longévité. Il peut vivre plusieurs centaines d'années.

Zone 4


Noisetier d'AmériqueCorylus americana

  • Taille à maturité : 2 à 4 m (≈ 6,5 à 13 pi)
  • Espacement : 2 à 3 m (≈ 6,5 à 10 pi)
  • Sol : riche et bien drainé, mais s'adapte à la plupart des sols
  • Première récolte : environ 5 ans, pleine production vers 7 à 8 ans
  • Exposition : plein soleil

Arbuste indigène de l'extrême sud du Québec, où il pousse à la limite nord de son aire de répartition naturelle. Rustique et polyvalent, il est idéal pour les haies naturalistes et les jardins pensés pour la biodiversité. Ses noisettes sont plus petites que celles du noisetier hybride, mais nettement plus croquantes, avec un goût beaucoup plus prononcé.


Noisetier hybrideCorylus spp.

  • Taille à maturité : 3 à 5 m (≈ 10 à 16 pi)
  • Espacement : 2 m (≈ 6,5 pi)
  • Sol : s'adapte à la plupart des sols bien drainés
  • Première récolte : 4 à 5 ans
  • Exposition : soleil à mi-ombre

Les noisetiers hybrides sont issus de croisements interspécifiques entre le noisetier américain, le noisetier européen et des noisetiers asiatiques. Leurs noisettes se rapprochent davantage de celles qu'on retrouve en épicerie. Comme les autres noisetiers, ils ont tendance à drageonner et à pousser en talles.


Photo montrant des noix de noyer noirs avec leur broue.


Noyer noirJuglans nigra

  • Taille à maturité : jusqu'à 30 m (≈ 98 pi)
  • Espacement : 10 m (≈ 33 pi)
  • Sol : profond (plus d'un mètre), riche, bien drainé
  • Première récolte : environ 12 ans
  • Exposition : plein soleil

Indigène du sud de l'Ontario, mais pas du Québec, où on le plante depuis plusieurs centaines d'années. Il s'est presque naturalisé dans certains secteurs du sud de la province. Ses noix sont très aromatiques et son bois figure parmi les plus précieux d'Amérique du Nord. C'est un des noyers les plus prometteurs pour une culture commerciale au Québec : certains vergers, comme Aux jardins des noix, en tirent déjà une production.


Noyer hybride 'Buartnut'Juglans cinerea × Juglans spp.

  • Taille à maturité : 20 à 30 m (≈ 66 à 98 pi)
  • Espacement : 20 m (≈ 66 pi)
  • Sol : riche et humide, bien drainé
  • Première récolte : environ 5 ans
  • Exposition : plein soleil

Un hybride entre le noyer cendré et le noyer japonais, donnant des sujets vigoureux et nettement plus résilients au chancre que le noyer cendré pur. Ses noix sont reconnues pour être plus faciles à extraire que celles du noyer noir. Ces noyers sont plantés au Québec depuis au moins une centaine d'années.


Caryer cordiforme — Carya cordiformis

  • Taille à maturité : 20 m (≈ 66 pi)
  • Espacement : 10 m (≈ 33 pi)
  • Sol : frais, bien drainé, profond, légèrement acide à neutre
  • Récolte : ne donne pas de noix comestibles
  • Exposition : plein soleil à mi-ombre, tolère l'ombre en jeunesse

Fait intéressant : l'huile extraite de ses noix est comestible et produite artisanalement aux États-Unis, malgré leur goût très amer qui les rend impropres à la consommation directe. Ce caryer indigène est particulièrement résistant aux vents forts et aux tempêtes, ce qui en fait un bon choix pour les sites les plus exposés. On le plante donc surtout pour son bois de qualité et pour le rôle qu'il joue dans un aménagement axé sur la biodiversité, les oiseaux et petits mammifères en profitant bien plus que nous.


Caryer ovaleCarya ovata

  • Taille à maturité : plus de 25 m (≈ 82 pi)
  • Espacement : 9 à 10 m (≈ 30 à 33 pi)
  • Sol : riche et bien drainé, s'adapte à une grande variété de sols
  • Première récolte : environ 10 ans, production abondante seulement après 40 ans
  • Exposition : tolère l'ombre en jeunesse, mais a besoin de soleil pour bien croître et produire

Un des arbres à noix indigènes du sud du Québec. Il peut survivre en zone 3, mais doit être planté en zone 4 ou plus pour vraiment produire des noix. Sa saveur se rapproche de celle de la pacane. Croissance très lente, mais longévité exceptionnelle, ce qui en fait un arbre qu'on plante en pensant davantage à ceux qui viendront après nous.


Châtaignier d'AmériqueCastanea dentata

  • Taille à maturité : jusqu'à 30 m (≈ 98 pi)
  • Espacement : 20 m (≈ 66 pi)
  • Sol : bien drainé
  • Première récolte : environ 8 à 10 ans
  • Exposition : plein soleil

Le châtaignier d'Amérique est une espèce chargée d'histoire, autrefois l'un des géants des forêts d'Amérique du Nord. Des photos d'archives montrent des spécimens avec des troncs de plusieurs mètres de circonférence. Ils ont presque tous disparu en l'espace de quelques décennies : la brûlure du châtaignier, introduite au début du 20e siècle, a anéanti la quasi-totalité de la population. C'est un des désastres écologiques les plus marquants de l'histoire du continent. Sa limite nord d'aire de répartition naturelle s'arrête à la frontière entre le Québec et le Vermont, ce qui en fait une espèce non indigène de la province, mais elle reste cultivable avec succès dans le sud du Québec.


Hêtre à grandes feuilles — Fagus grandifolia

  • Taille à maturité : grand arbre à port globulaire, généralement 15 à 20 m (≈ 49 à 66 pi)
  • Espacement : à préciser
  • Sol : bien drainé, sensible au sel de déglaçage
  • Première récolte : données précises peu disponibles, généralement plusieurs décennies
  • Exposition : tolère bien l'ombre, contrairement à la plupart des espèces de cette liste

Le hêtre à grandes feuilles est un arbre indigène qu'on retrouve surtout dans nos érablières les plus matures. Son écorce lisse et argentée reste intacte même sur les vieux sujets, c'est un des arbres les plus faciles à reconnaître en forêt. Sa faîne, une petite noix comestible, nourrit la faune autant que les humains depuis toujours. Malheureusement, l'espèce fait face à une menace sérieuse : la maladie corticale du hêtre, causée par un insecte et un champignon, touche de plus en plus de peuplements au Québec.


Chêne bicoloreQuercus bicolor

  • Taille à maturité : environ 16 m de hauteur, 18 m de largeur (≈ 52 pi de hauteur, 59 pi de largeur)
  • Espacement : 10 à 12 m (≈ 33 à 39 pi)
  • Sol : s'adapte à tous les types de sols profonds et humides
  • Première récolte : croissance lente, comme la plupart des chênes, généralement 20 ans et plus
  • Exposition : plein soleil

Indigène, mais rare au Québec. Très rustique, il produit des glands oblongs comestibles, très appréciés des oiseaux et des mammifères.


Zone 5


Châtaignier hybrideCastanea spp.

  • Taille à maturité : 12 à 18 m (≈ 39 à 59 pi)
  • Espacement : 12 à 15 m (≈ 39 à 49 pi)
  • Sol : bien drainé
  • Première récolte : environ 8 à 10 ans
  • Exposition : plein soleil

Issus de croisements interspécifiques entre le châtaignier d'Amérique et des espèces asiatiques et européennes, les châtaigniers hybrides offrent de belles possibilités fruitières, mais leur implantation doit se limiter aux régions les plus chaudes du Québec. Ils sont nettement plus résistants à la brûlure que le châtaignier d'Amérique pur, un avantage de taille, mais cette résistance vient au prix d'une rusticité généralement moindre que celle de l'espèce indigène.


HicanCarya illinoinensis × C. ovata

  • Taille à maturité : grand arbre, similaire aux caryers, 20 à 25 m (≈ 66 à 82 pi)
  • Espacement : à préciser
  • Sol : riche et bien drainé
  • Première récolte : environ 10 ans
  • Exposition : soleil à mi-ombre

Un hybride entre le pacanier du Nord et le caryer ovale, dont le nom provient de l'amalgame entre les noms anglais Shagbark Hickory et Northern Pecan. Partiellement autofertile, il donne de meilleurs résultats avec une pollinisation croisée à proximité. Des spécimens sont d'ailleurs en production à Maskinongé, à la Pépinière Casse-Noisette.


Caryer lacinié — Carya laciniosa

  • Taille à maturité : environ 25 m de hauteur, 22 m de largeur
  • Sol : tolère bien les sols humides ou mouillés, contrairement aux autres caryers
  • Première récolte : environ 10 ans, production décente seulement vers 40 ans
  • Exposition : plein soleil

Peut survivre en zone 4, mais a besoin de la zone 5 ou plus pour produire des noix. Noix plus grosses que celles du caryer ovale, mais moins nombreuses.


Pacanier du NordCarya illinoinensis

  • Taille à maturité : 20 m à 30 m (≈ 65 à 98 pi)
  • Espacement : 5 m à 20 m (≈ 16 à 65 pi)
  • Sol : riche et humide, mais bien drainé, typique des plaines alluvionnaires
  • Première récolte : environ 10 ans
  • Exposition : plein soleil

Originaire de la partie méridionale du bassin du Mississippi, le pacanier du Nord produit la pacane commerciale classique. La grande région de Montréal, la Montérégie et l'Outaouais font partie des rares coins du Québec susceptibles de lui convenir. Les semences les plus prometteuses proviennent des provenances « Ultra Northern Pecan », issues d'arbres découverts par John Gordon et Gary Fernald à la limite nord de l'aire de répartition de l'espèce, en Iowa et au Missouri. Les meilleurs sujets de cette lignée produisent des noix comparables en taille à celles des arbres sauvages plus au sud, malgré leur rusticité accrue.


Noyer commun — Juglans regia

  • Taille à maturité : 15 à 30 m selon les sources et le porte-greffe (≈ 49 à 98 pi)
  • Espacement : environ 10 m (≈ 33 pi)
  • Sol : profond, frais, bien drainé, tous types (limoneux, sableux, argileux)
  • Première récolte : 5 à 7 ans sur sujet greffé, jusqu'à 15 ans sur semis
  • Exposition : plein soleil

Appelé noyer commun, noyer de Grenoble ou noyer des Carpates, c'est en fait toujours la même espèce, Juglans regia, peu importe le nom qu'on lui donne. En Amérique du Nord, on le greffe souvent sur un porte-greffe de noyer noir ou cendré pour améliorer sa résistance au froid. Il existe d'ailleurs un noyer des Carpates bien implanté à La Pocatière depuis plusieurs décennies, preuve que l'espèce peut être cultivée au Québec.


En résumé

Le Québec offre un potentiel encore sous-exploité pour la culture des arbres à noix, avec près d'une vingtaine d'espèces adaptées. Pour les régions les plus froides, le noisetier à long bec (zone 2) et le chêne à gros fruit (zone 3) restent les choix les plus fiables. Dans le sud, en zone 4 et plus, la grande majorité des espèces devient accessible, du noyer noir au châtaignier d'Amérique. Les espèces les plus exigeantes, comme le pacanier du Nord et les châtaigniers hybrides, se limitent aux régions les plus clémentes.

Il faut garder en tête que la plupart de ces arbres demandent de la patience. Certains, comme les caryers ou les chênes, ne produisent en abondance qu'après plusieurs décennies. Ce n'est pas un frein, c'est plutôt une invitation à planter en pensant à long terme, pour soi ou pour ceux qui viendront après.

Pour approfondir, le guide du CRAAQ sur la production nucicole en milieu nordique et le site de la Society of Ontario Nut Growers restent deux références solides pour la culture des arbres à noix en climat froid. Le Club des producteurs de noix comestibles du Québec (CPNCQ) organise aussi régulièrement des sorties et des conférences un peu partout dans la province, une bonne façon de voir ces arbres de près et d'échanger avec des gens qui les cultivent déjà. Pour ceux qui s'intéressent aux chênes ou au châtaignier d'Amérique en particulier, l'International Oak Society et l'American Chestnut Foundation valent aussi le détour.

À mesure que le climat change et que de nouveaux essais se poursuivent à travers la province, il est probable que la liste des espèces cultivables au Québec continue de s'allonger dans les prochaines années. Les arbres à noix, longtemps négligés au profit des arbres fruitiers plus classiques, méritent qu'on s'y attarde davantage, autant pour leur valeur alimentaire que pour ce qu'ils apportent aux écosystèmes qu'on cherche à bâtir.

Questions fréquentes

Combien de temps avant qu'un arbre à noix produise ses premières noix ?

Ça varie énormément selon l'espèce. Les noisetiers produisent en 4 à 5 ans, le noyer noir prend environ 12 ans, et certains chênes ou caryers demandent 20 ans et plus avant une vraie production. C'est un investissement à long terme, mais une fois établis, ces arbres produisent pendant des décennies, souvent pour plusieurs générations.

Est-ce que les arbres à noix poussent à l'ombre ?

La plupart préfèrent le plein soleil pour bien produire, surtout les noyers et les caryers. Quelques exceptions tolèrent l'ombre partielle, comme le noisetier à long bec et le hêtre à grandes feuilles, mais leur production sera toujours meilleure au soleil.

Quel espacement prévoir entre deux arbres à noix ?

Ça dépend de la taille adulte de l'espèce. Les noisetiers se plantent à 2-3 m d'intervalle, alors que les grands noyers ou caryers ont besoin de 10 à 20 m d'espace pour bien se développer. Mieux vaut prévoir large dès le départ, ces arbres ne se transplantent pas facilement une fois établis.

Quelle est l'espèce d'arbre à noix la plus rustique pour le Québec ?

Le noisetier à long bec, rustique jusqu'en zone 2, est l'option la plus fiable pour les régions les plus froides de la province. Le chêne à gros fruit et le noyer cendré suivent de près, adaptés jusqu'en zone 3.

Est-ce qu'un seul arbre suffit pour avoir des noix ?

Ça dépend de l'espèce. Plusieurs, comme le noyer noir ou les noisetiers, sont partiellement ou totalement autofertiles, mais la pollinisation croisée améliore presque toujours le rendement. D'autres, comme le hican, donnent de meilleurs résultats avec un second arbre à proximité pour la pollinisation.

Peut-on cultiver des noyers ou des châtaigniers en pot ou sur un petit terrain ?

La plupart des espèces de cette liste sont de grands arbres qui ne conviennent pas à un petit terrain ou à la culture en pot à long terme. Pour un espace restreint, les noisetiers (américain ou hybride) restent le choix le plus réaliste, avec leur taille compacte de 3 à 5 m.

Pour aller plus loin


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